La position des alignements de Carnac et celle du site de Locmariaquer témoins du tsunami limitent les candidats responsables de l’origine du 1er Tsunami en 4300 avant JC.
Belle île, Quiberon, Houat et Hoëdic forment une barrière atténuante pour la puissance des vagues déferlantes responsables de l’effet dit « Splash ».
L’Ouest et le Sud de la région sont à écarter pour ne retenir que la partie Est.
C’est important car les modélisations faites par le CEA ne retiennent pour hypothèse que les glissements de sable de la marge continentale située justement à l’ouest et au sud du Morbihan. (glissement Morbihan).
La carte ci-dessous tente de définir une zone (en vert) d’où pourrait provenir le tsunami.

Carte de l’origine probable du tsunami :
A. la fosse du Croisic ou Grand trou (-62m). B. le grand Menhir de Locmariaquer. C. Les alignements de Carnac. D. passage de la Teignouse (-46 m). E. Banc de Kérouars (-25m).
Il n’y a pas à ma connaissance d’études rendues publiques sur le pockmark D.
La fosse du Croisic (pockmark A) (*) , a fait l’objet d’un carottage. Les sédiments relevés sur 5.4 m à 58 mètres de profondeur sont récents et inférieurs à 5000 ans.
Concernant E, plus petit mais néanmoins profond au regard de son environnement, nous disposons de la thèse de Caroline Kaub de l’université de Bretagne Occidentale en 2019. Ce trou est situé sur la faille de Machecoul et le paléofleuve de la baie. Peut être est-il lié au violent séisme du 25 janvier 1799 ?
Pendant lequel des observateurs ont aperçu des « météores ignées » précédant le séisme et la vague destructrice (p 312 et annexe de la thèse).
Est-ce le méthane qui brule en altitude et la confirmation d’un « petit » tsunami à cette époque ? Nous détaillerons ces remarques dans un autre chapitre.
Nous consacrerons aussi une page pour étudier la possibilité de poches d’hydrates de méthane sous l’argile des paléofleuves et les sédiments sableux.
L’hypothèse d’un tsunami proche des côtes et venant de l’Est de la baie de Quiberon n’est donc pas à écarter.
Fosse du Croisic (1er tsunami 4300 avant JC)
Glissement Morbihan (2ème tsunami vers 3200 avant JC)
Référence
Kaub Caroline, 2019. Déformation active intraplaque : étude pluridisciplinaire terre-mer du risque sismique en Vendée, à partir du séisme du Marais Breton de 1799 (M6). Laboratoire Géoscience Océan UMR 6538, Institut Universitaire Européen de la Mer.
Note
(*) La notion de pockmark est contestée, et une discussion sur le sujet est reprise dans la page Fosse du Croisic. Sans toutefois remettre en cause l’idée de remontées de méthane.