La Destruction

En 4300 avant JC, une série de vagues gigantesques s’abat sur tout le rivage du Golfe de Gascogne.

A Locmariaquer au cœur même du royaume de Carnac, l’effet « splash » des plus grosses vagues du Tsunami fait remonter la mer depuis l’ilot actuel de Méaban situé à 4,5 km jusqu’au site astronomique.

La pente est douce et régulière ce qui facilite la progression des vagues sur une hauteur maximale de 21m.

Les habitations concentrées autour du rivage composées de torchis et de poutres sont balayées en un instant. Les hommes, le bétail, les débris et les sédiments sont mélangés dans un même funeste élan destructeur et mortel. Les alignements de menhirs sont renversés, les tumuli sont dissous comme des châteaux de sable.

L’observatoire astronomique de Locmariaquer est inondé sous 2 mètres d’eau. C’est suffisant pour déstabiliser le grand menhir situé en première ligne au sud de l’alignement. Sa base calée dans 1,2 mètres de terre et de moellons ne peut résister à l’assaut des vagues chargées de débris flottants. Il finit donc par chuter en direction du nord et heurte ses voisins tout proches. Les cassures sont nettes et encore visibles. La base de plus de 100 tonnes reste dans cette position, alors que les 3 blocs supérieurs ayant heurté le 2ème menhir basculent en sens inverse à l’opposé de la base. Un détail qui exclut l’hypothèse d’un simple séisme : Le reflux des vagues du tsunami retourne ces 3 blocs sur eux même.

La mer se retire en laissant la présence de sable marin au fond des fosses découvertes et des sédiments salés sur toute la surface du site. La réaction chimique de ces dépôts diffère selon leur enfouissement rapide ou non après l’intrusion. Dans certains cas, le sel présent n’est pas dilué par la pluie, et finit par blanchir le sédiment sous-jacent : le limon hydromorphe gris-blanc (voir Locmariaquer et Lannec Er Gadouer).

Le tumulus Er Grah est lui aussi recouvert de ce limon qui s’incruste dans les moellons de sa structure. Un peu plus loin le tumulus Er Roeck est détruit en partie laissant son dôme éventré encore visible de nos jours. La dalle de chevet de la table des marchands, trapue et bien calée semble n’avoir pas souffert de l’évènement, ainsi que le tumulus du Mané Lud situé hors d’atteinte des vagues à plus de 25 mètres d’altitude au néolithique (19 mètres de nos jours).

Ce qu’il faut retenir de ce drame, c’est la disparition définitive des alignements astronomiques :

. La Dioptra tournée vers Bételgeuse,

. La forme en V tournée vers l’axe circumpolaire et les 3 symboles carnacéens (hache, crosse et cachalot),

. Les stagnations lunaires majeures et mineures pour le calendrier,

. Le menhir équinoxe.

Les survivants confrontés aux difficultés immédiates, à la fuite d’une partie de la population et à la nécessité de construire une muraille pour se protéger d’un retour des vagues, ne vont pas avoir les moyens de remettre en état le site initial.

Cependant, les connaissances acquises ne sont pas perdues, ils vont finir par reconstruire au fil du temps des points repères dans le paysage pour observer les astres.

Suite : La renaissance de Locmariaquer et le réemploi des mégalithes

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