Astronomie

Le premier astre est le Soleil.

Plantez un bâton bien droit dans le sol et observez son ombre durant la journée.

Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, le moment où l’ombre est la plus courte est le milieu de la journée et ce trait vous donne la direction du Nord.

Par temps clair vous pouvez donc vous diriger facilement et les hommes ont très vite appris à utiliser cette « magie ».

Une fois cette ligne tracée, on se rend compte que les solstices forment 2 demi-cercles en fonction de la saison, et l’on prend soin de marquer le paysage pour repérer les points extrêmes du soleil sur l’horizon.

La vague néolithique savait utiliser ces propriétés et avait remarqué que lors des équinoxes, le trait formé par l’ombre au cours de la journée est une ligne droite allant d’Est en Ouest.

Vers 4900-4700 avant J.-C. la culture Lengyel (Parente de celle du Cerny), avait conçu dans l’actuelle Hongrie, Slovaquie, Autriche, Tchéquie, Allemagne et Pologne ses 160 à 200 enceintes concentriques à fossés palissadés de 40 à 200 m de diamètre, avec des entrées respectant les points cardinaux à partir de l’axe du lever du soleil le jour de la fondation du site. L’espace est la plupart du temps laissé vide et l’on interprète ces cercles comme des sites sacrés ou processionnels. (Pasztor E. et al. 2008). ( Voir : la Mesure du Temps )

L’importance accordée à l’orientation solaire, mais aussi lunaire, ne va pas quitter la culture néolithique et on peut rapprocher ces structures de celles beaucoup plus tardives des Henges et Cromlechs britanniques.

La nuit, ce sont les étoiles qui sidèrent les observateurs. Chaque soir par temps clair, c’est un ballet majestueux de groupes d’étoiles circulant d’est en ouest. Ce sont les constellations. On apprend à les reconnaitre facilement en leur attribuant des noms pour bien les mémoriser.

(Photo : https://zulaan.net)

Certaines constellations sont présentes toute l’année. On les appelle aujourd’hui les circumpolaires telle la grande ourse, la petite ourse ainsi que Cassiopée.

Puis très vite on s’aperçoit que d’autres étoiles plus proches de l’horizon n’apparaissent qu’à certaines périodes de l’année. On a tôt fait de repérer telle colline, telle forêt ou lac permettant de surveiller d’une année sur l’autre la première apparition de la constellation.

Que l’on pose quelques menhirs pour bien marquer l’évènement d’une année sur l’autre n’est pas à exclure, et oui, on peut admettre que certains alignements de pierre aient pu servir à cette fonction, mais à notre avis cela ne justifie pas la présence des rangées de pierres sur 12 km comme à Carnac !

Je pense au contraire que quelques repères au sol, quelques gravures suffisaient à orienter les observations.

Pour les Egyptiens, repérer la date d’arrivée de la crue du Nil était primordiale afin de semer les céréales en temps voulu. Mais pour les Carnacéens, à quoi cela pouvait-il servir ?

Il y avait en fait une science du temps et des astres bien ancrée depuis le paléolithique. Elle s’est perfectionnée très tôt, et si les « rondels » de la culture Lengyel nous laissent supposer que les plateformes avaient une fonction astronomique, avec les mégalithes Carnacéens le doute n’est plus permis.

Locmariaquer est un site extraordinaire, intact dans sa disposition et témoin du plus ancien calendrier:

Observatoire Astronomique de Locmariaquer – Sommaire

1) La Mesure du Temps

2) L’observatoire de Locmariaquer

3) Le Calendrier

5) Les 3 géants d’Orion à Locmariaquer

7) La renaissance de Locmariaquer et le réemploi des mégalithes

8) Les constellations gravées

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Bibliographie

Pasztor Emilia ,Barna Judit P., Roslund Curt. (12/2008). The orientation of rondels of the Neolithic Lengyel culture in Central Europe. Antiquity. 82. (318) : 910-924. DOI : 10.1017/S0003598X00097672.

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