Lannec er Gadouer

Extrait du livre :

 » Compte tenu de la discussion concernant les sédiments laissés par le tsunami à Locmariaquer, il est difficile d’ignorer les fouilles entreprises sur le tumulus carnacéen de Lannec er Gadouer qui présente lui aussi des marques du limon gris-blanc hydromorphe accompagné des sédiments bruns érodés du tumulus.

            Cela ne poserait pas de difficultés s’il n’était pas aussi éloigné de la mer et à 21 m d’altitude !

            C’est probablement ce qui a permis aux fouilleurs d’en déduire que le ou les tumuli sont faits de 2 matériaux différents, et que c’est « la norme », justifiant sa présence à Locmariaquer.

            Le limon est ici coincé entre le premier tumulus construit en 4 400 avant JC à 18 m d’altitude et le deuxième le surplombant à 21 m. Le limon est venu s’encastrer entre les replis du terrain et les pierres du monument.

            Puis, le tumulus est reconstruit sur les bases de l’ancien vers 4 200 -4 000 avant JC avec de nouvelles pierres et un dépôt de terre brune d’une hauteur de 3 m.

            Je pense que le tsunami a pu remonter la rivière Crac’h, inonder la petite vallée du Gouyanzeur et le bois de Brénantec à l’est de Lannec Er Gadouer, à une altitude inférieure à 17.5 m. (voir ci-dessous carte : pénétration du tsunami vers Lannec er Gadouer et relief).

            Les vagues salées ont pu lécher et stagner au contact du tumulus en laissant un dépôt spécifique qui a rapidement été recouvert par l’homme sans remaniement postérieur. »

Pénétration du tsunami vers Lannec er Gadouer et relief

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Christine Boujot et Serge Cassen, 1997. Le tertre néolithique de Lannec er Gadouer (Document de synthèse d’une fouille programmée trisannuelle). Service régional de l’Archéologie, Rennes UMR 6566 du CNRS, Laboratoire de Préhistoire, Nantes. Commune d’Erdeven Département du Morbihan.